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26/07/2013

Les JMJ déménagent en urgence !

Tout JMJ se clôture normalement sur une plaine immense capable d'accueillir, certaines années, plusieurs millions (!) de jeunes pour célébrer une veillée finale, une nuit à la belle étoile et le lendemain matin une messe d'envoi. Même si la « foule JMJ » est réputée calme et pacifique, la mise en place d'une telle nuit demande une organisation maîtrisée à la perfection. Les sanitaires, la gestion de la foule, de la sécurité, l'accès à l'eau potable, aux premiers secours, la distribution de la nourriture ou de la communion, l'arrivée et la sécurité du pape, la mise en place de dizaines d'écrans géants, d'une technologie de pointe pour le son et lumière, d'une immense salle de presse apte à accueillir cette année 6000 journalistes... ne s'improvisent pas et font appel à une logistique dont peu de festivals, aussi importants soient-ils, peuvent se targuer.

Cette année, pour les JMJ de Rio, des centaines d'ouvriers travaillaient depuis le mois de janvier sur l'immense plaine de Guaratiba à une quarantaine de kilomètres du centre-ville. Une scène immense de 4000 m2, une croix de 33 mètres de haut et une structure architecturale d'envergure y ont été montées. Tout semblait fin prêt pour y accueillir jusqu'à 3 millions de jeunes. Et pourtant, la pluie de cette semaine qui a balayé Rio en a décidé autrement. Ce jeudi, à 48 heures de l’événement, les organisateurs des JMJ et les autorités de la ville ont décidé d'abandonner Guaratiba : le lieu n'était qu'un terrain de boue, des crocodiles y avaient même élu domicile selon le site du journal La Croix, et les conditions ne permettaient pas d'héberger les pèlerins. Retour en arrière toute, et (re)cap sur la plage de Copacabana sur laquelle se sont déroulés la messe d'inauguration de la semaine, l'accueil du pape jeudi soir et l'immense chemin de croix ce vendredi.

Pourtant, avec ses 4 kilomètres de long, ses palmiers, ses vagues, ses îlots et ses maillots, la plage de Guaratiba a beau être paradisiaque, elle n'en donne pas moins des cheveux gris aux autorités locales. Comment gérer l'arrivée, le départ en milieu de nuit, puis le retour au petit matin de millions de pèlerins qui pour des raisons de sécurité ne pourront loger sur place et s'agglutineront vers le métro et dans les rues avoisinantes ? Comment, alors que la foule sera sensiblement plus nombreuse que ces derniers jours, la sécurité évitera-t-elle des mouvements de celle-ci vers les vagues et les flots de l'océan ? Comment reloger ces dizaines de milliers de pèlerins qui n'avaient pas prévu de toits pour le week-end ? Comment en quelques heures structurer une plage étroite pour que l'on ne s'y agglutine pas comme dans un entonnoir, y préparer les sanitaires suffisants, les points d'accès, de distribution de nourriture, d'eau... ?

Ces questions ne doivent pas éveiller des tourbillons de craintes, les JMJ à Rio se passent bien, l'atmosphère est joyeuse, l'organisation est rodée, et malgré quelques petits couacs habituels, maîtrise parfaitement l’événement. Simplement, imaginez l'ambiance au centre logistique. Nous n'avons pu encore les contacter, ni obtenir pour l'heure plus de détails, mais les prouesses dont les organisateurs devront faire preuve méritent toute compassion. 

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