carnets du vatican
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26/07/2013

Arrosés!

2013-07-25T063151Z_1_APAE96O0I5600_RTROPTP_3_OFRTP-PAPE-BRESIL-DROGUE-20130725.JPGLe Pape est avec nous, les Belges sont à Rio et la pluis raffole de nos chants semble-t-il. Carnet de route numéro 10 : jeudi 25 juillet

« Prêtres, portez l'odeur de vos brebis », « allez aux périphéries », au contact de l'autre. Le pape François après une visite très impressionnante dans une Favéla de Rio est entré au contact, ce jeudi soir, de cette foule d'un million de jeunes (combien seront-ils ce week-end?) qui l'attendaient dans la pluie, le froid et le vent de la plage de Copacabana.

Des milliers de représentants de la sécurité, des hélicoptères et des bateaux de l'armée amarrés à quelques mètres des pèlerins nous rappelaient que le moment était hors du commun, mais n'ont pas désarmé le pape.

« Cher jeune » a commencé le pape, « mets le Christ dans ta vie. (...) Il t'attend dans l'Eucharistie (...) et dans l'humanité de tant de jeunes qui t'enrichiront de leur amitié, qui t'encourageront de leur témoignage de foi, qui t'apprendront le langage de la charité, de la bonté, du service. Toi aussi, cher jeune, tu peux être un témoin joyeux de son amour, un témoin courageux de son Évangile pour porter en notre monde un peu de lumière. »

La lumière dans ces journées grises de l'hiver carioca, le Pape a voulu en apporter à Varguinha également cette favéla de Rio. L'ambiance était festive et très émouvante racontent les journalistes présents sur place. Les habitants et le pape lui-même furent très touchés par cette rencontre. Dans ce lieu pacifié par l'armée récemment, mais rongé aujourd'hui encore par la drogue et la misère le pape a tenu à rappeler « qu'aucun effort de “pacification” ne sera durable, qu'il n’y aura ni harmonie, ni bonheur pour une société qui ignore, qui met en marge et abandonne dans la périphérie une partie d’elle-même. Une telle société s’appauvrit ainsi simplement et perd même quelque chose d’essentiel pour elle-même. Rappelons-nous-le toujours : c’est seulement quand nous sommes capables de partager que nous nous enrichissons vraiment ; tout ce qui se partage se multiplie ! La mesure de la grandeur d’une société est donnée par la façon dont elle traite celui qui est le plus nécessiteux, qui n’a rien d’autre que sa pauvreté !"

"Je frappe à la porte de cette communauté qui aujourd’hui représente tous les quartiers du Brésil" a encore précisé le pape. "J’aurais voulu frapper à la porte de chaque maison, dire bonjour, demander un verre d’eau fraiche, prendre un « cafezinho », parler comme un ami, un voisin, écouter le cœur de chacun, de vous parents, vous les enfants, vous les grands-parents". "Mais le Brésil est si grand !"

 

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